Afrique sub-saharienne : les hommes deviennent des partenaires du changement
Les hommes sont les principaux auteurs de la violence sexiste. Ce sont aussi des partenaires cruciaux pour l’éliminer. Avec l’appui du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies, le Réseau de développement et de communication des femmes africaines (African Women’s Development and Communications Network - FEMNET) travaille en Ethiopie, au Kenya, au Malawi, au Somaliland, en Afrique du Sud et en Zambie afin de mobiliser les hommes pour que cesse la violence contre les femmes.
Le FEMNET a commencé ses travaux en 2001, avec la création d’un réseau régional d’hommes destiné à renforcer les capacités en partageant les connaissances et les expériences. Depuis lors, le réseau a établi une série de branches nationales. Le réseau est en contact régulier avec les médias et mène à bien des formations sur l’égalité des sexes et la violence, traitant notamment du lien avec le VIH/sida. Il se mobilise également en faveur du changement des stéréotypes masculins négatifs à propos des femmes ainsi que de l’abandon des pratiques sexuelles dangereuses – telles que l’échangisme et la promiscuité sexuelle générale – qui augmentent le risque de contracter le VIH.
En 2003, 100 hommes venant de quatre pays ont pris des bus pour effectuer un voyage qui les a amenés du Kenya au Malawi. Le long du chemin, ils ont, grâce à des spectacles de théâtre et des concerts, sensibilisé les populations au rôle vital que les hommes peuvent jouer pour ce qui est de mettre fin aux violences sexistes et au VIH/sida. « En tant qu’hommes, nous devons réévaluer […] la manière dont nous avons été socialisés » souligne le journaliste Nelson Banda de Zambie. « Nous devons provoquer des changements positifs et amener les autres hommes à vivre des vies exemplaires ».


