La campagne de l’UNIFEM Dites NON – Tous UNiS atteint une première étape importante
Dianne Curtis, Présidente élue de Zonta Internationale (gauche) et Eva-Britt Svensson, Membre suédoise du Parlement européen et Présidente de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, à la conférence de Dites NON – Tous UNiS (Photo: UNIFEM)
183,132 actions illustrant les initiatives visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles dans le monde ont déjà été enregistrées
Au cours de la 54ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW) à New York, l’UNIFEM a annoncé une première étape importante pour Dites NON : 183,132 actions enregistrées par l’intermédiaire de cette plateforme de mobilisation et de communication mondiale visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. Ces chiffres dépassent de beaucoup l’objectif initial de Dites NON, qui était de susciter plus de 100.000 actions avant la Journée internationale de la femme. Lancé en novembre 2009 en tant que plateforme sur Internet visant à faciliter, présenter et décompter les initiatives lancées par les individus, gouvernements et acteurs de la société civile pour lutter contre la violence sexiste, Dites NON est une contribution directe à la campagne du Secrétaire général des Nations Unies visant à mettre fin à la violence contre les femmes.
Des citoyens de plus de 190 pays ont utilisé cette plateforme sur Internet pour mobiliser et sensibiliser, et y ont participé par le biais de ses initiatives médiatiques sociales connexes au cours de ces quatre derniers mois. « Les actions qui ont déferlé sur la plateforme Dites NON fournissent de superbes sources d’inspiration. En Thaïlande, les jeunes apprennent à prévenir la violence contre les femmes à l’école, au Tadjikistan, des tournois d’arts martiaux ont permis de sensibiliser les jeunes sportifs à la violence contre les femmes, et en Autriche, au cours de la Journée internationale pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes, le gouvernement et les parlementaires ont dit NON dans un geste public de volonté politique. Ensemble, ces initiatives tissent une large gamme de solutions pour mettre fin à l’une des violations des droits de l’homme probablement les plus généralisées dans le monde » a souligné le Directeur exécutif adjoint Moez Doraid, lors d’une manifestation où l’annonce a été suivie par une discussion avec des partenaires venant du monde entier.
Les actions sont arrivées en nombre de toute la planète, des plus petits villages du Pakistan jusqu’aux rues de Vienne, du Vanuatu à l’Ouganda. Au Kenya, le groupe Men for Gender Equality Now a sillonné le pays pour mobiliser les communautés contre la discrimination, et au Brésil, des membres des syndicats ont demandé que soit mis en place un accès 24 heures sur 24 à des services de police formés en conséquence afin que les cas de violence sexiste puissent être déclarés sans délai. Au Chili, des hommes et des femmes ont participé à une marche nationale contre la violence, et le Togo a lancé une campagne médiatique centrée sur les changements de comportements.
Religions for Peace, un réseau mondial interconfessionnel a élaboré et distribué un manuel de sensibilisation et de prévention sur la violence contre les femmes et les filles au sein des communautés religieuses. Au Burundi, les clubs de jogging municipaux ont distribué des documents d’information dans la capitale Bujumbura, et dans la ville de Baguio, aux Philippines, un Sommet des hommes a rassemblé des hommes d’horizons divers afin d’établir des stratégies pour en finir avec la violence domestique. Aux Etats-Unis, Amnesty International USA, Family Violence Prevention Fund et Women Thrive, rejoints par des milliers d’autres activistes, sont en train de recueillir des signatures afin d’appuyer l’Acte international contre la violence à l’égard des femmes (IVAWA).
« Il est essentiel que les hommes et les femmes politiques s’engagent dans le renforcement des droits de la femme et la lutte contre la violence à l’égard des femmes. En tant que Présidente de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, je constate aujourd’hui que nous avons fait une différence – la violence contre les femmes a pris beaucoup d’importance en tant que sujet politique au niveau européen, » a indiqué Eva-Britt Svensson, membre du Parlement européen lors de la réunion de ce jour. Mme Svensson est le fer de lance d’une Déclaration du Parlement européen qui appel à une Année de tolérance zéro sur la violence contre les femmes, dans le cadre de Dites NON.
Utilisant Dites NON comme plateforme pour mettre leurs initiatives en exergue, des guides et des éclaireuses organisent des compétitions de manifestations silencieuses et d’affiches afin d’impliquer leurs pairs. « Des filles du monde entier disent NON à la violence contre les femmes. Il est facile de travailler avec Dites NON – Tous UNiS : vous pouvez changer votre statut sur facebook afin de faire connaitre la campagne aux autres, ou autrement organiser votre propre façon de Dire NON » ont souligné Maria José Proano et Nefeli Themeli, jeunes déléguées de l’Association mondiale des guides et éclaireuses de l’Equateur et de la Grèce, lorsqu’elles annonçaient leur engagement personnel d’impliquer leurs pairs de différents pays à travers une compétition d’affiches sur la thématique de la violence contre les femmes et les filles, et d’autres activités éducatives innovatrices.
Dites NON – Tous UNiS a obtenu l’appui de 186 partenaires officiels, représentant des millions de membres, qui travaillent sur le terrain à mettre fin à cette pandémie. Cette campagne a aussi mobilisé des financements cruciaux en faveur des programmes et initiatives visant à mettre fin à la violence contre les femmes dans le monde. Le fabricant horloger Omega a encouragé les actions sur la plateforme grâce à une subvention défi de 50.000 dollars E.U. qui sera versée à des organisations de femmes sur le terrain, tandis que Zonta International, partenaire de longue date de l’UNIFEM, a enregistré une contribution de 100.000 dollars E.U. en faveur du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour mettre fin à la violence contre les femmes. Le Fonds d’affectation spéciale est géré par l’UNIFEM au nom du système des Nations Unies et appuie les organisations de femmes et les projets dans le monde entier. La stratégie de Zonta International sur la violence contre les femmes – appelée Z ISVAW – a pour but de changer les connaissances personnelles et politiques ainsi que les attitudes et les comportements contribuant à la discrimination et la violence. Le Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies appuie des projets dans le monde entier, et Zonta comprend que le Fonds d’affectation spéciale soit un partenaire excellent dans sa mission », a affirmé Dianne Curtis, Présidente nouvellement élue de Zonta.
Sur la base des données de pays disponibles, on estime que jusqu’à 70 pour cent des femmes et des filles ont subi des actes de violence physique ou sexuelle commis par des hommes au cours de leur existence. L’initiative de l’UNIFEM Dites NON – Tous UNiS montre qu’il existe une grande variété d’activités pour mettre fin à la violence contre les femmes dans le monde. Les réalisations actuelles nous conduisent à envisager un avenir exempt de violence contre les femmes et les filles avec une conviction renouvelée. Au moment où vous lisez ces quelques lignes, les femmes de San Francisco jusqu’au Congo s’organisent pour se rencontrer sur des ponts au cours de la Journée internationale de la femme du 8 mars afin de demander un appui pour mettre fin à la violence contre les femmes, et l’organisation A Million Women Rise est en train d’organiser à Londres une marche pour le 6 mars que vous pouvez rejoindre en personne ou virtuellement. Il y a de nombreuses façons de passer à l’action et de faire partie de ce réseau mondial en pleine croissance, qui s’engage pour que la fin à la violence contre les femmes et les filles devienne une réalité dans le monde entier. Lancez vous aussi une action dès aujourd’hui !


