Le Japon prend position – La ministre Fukushima signe en faveur de Dites NON

Photo: UNIFEM

Le 25 mars, au cours d’une réunion avec les représentants de l’UNIFEM, la ministre Fukushima a signé en faveur de Dites NON – Tous UNiS, s’engageant à soutenir pleinement l’initiative (Photo: UNIFEM)

Mizuho Fukushima, ministre d’Etat à la Consommation et à la Sécurité sanitaire des aliments, aux Affaires sociales et à l’Egalité des sexes, a signé en faveur de Dites NON – Tous UNiS, s’engageant ainsi à soutenir pleinement l’initiative de l’UNIFEM.

Mme Fukushima a rejoint le cabinet japonais fin 2009, suite à la victoire écrasante du parti démocratique d’opposition lors des élections générales. Le fait qu’elle s’associe à la campagne est un premier signe de l’engagement du nouveau gouvernement pour ce qui est de mettre fin à la violence contre les femmes.

En qualité d’avouée et de femme politique, Mme Fukushima a une longue expérience derrière elle au niveau de la défense des droits de la femme. Elle collabore avec l’UNIFEM depuis les années 1990, rejoignant Noriko Yamaguchi, Présidente de la branche japonaise du Comité national de l’UNIFEM, en vue de lutter contre certains problèmes comme la protection des femmes issues des minorités contre l’exploitation sexuelle.

Le Japon a l’un des taux de violence domestique les plus faibles au monde, selon les recherches de l’Organisation mondiale de la santé. Mais la collecte officielle de données sur la violence domestique n’a commencé qu’avec l’adoption de la Loi de 2001 sur la prévention de la violence conjugale et la protection des victimes. Les cas de violence domestique signalés à la police ont augmenté de près de 12% de 2008 à 2009. Les sanctions sociales et la connaissance limitée des protections juridiques sont quelques-uns des facteurs dissuadant les femmes de dénoncer les auteurs d’abus.

Les femmes japonaises en général sont toujours très largement écartées de la prise de décisions à tous les niveaux, ce qui montre bien la persistance des obstacles qui s’opposent à l’autonomisation des femmes. La ministre Fukushima est par exemple l’une des deux seules femmes présentes au sein du cabinet constitué de 18 membres, le Japon se situant par ailleurs à un niveau inférieur aux moyennes régionales asiatiques et mondiales au niveau du pourcentage de femmes représentées au sein de la chambre basse du Parlement.

L’UNIFEM encourage le Japon à accorder une plus grande attention à la question de la violence contre les femmes, tant aux niveaux domestique que mondial. Par l’intermédiaire de son nouveau bureau de la ville de Sakai, il travaille avec le gouvernement, des laboratoires d’idées, des organisations non gouvernementales et autres sur la promotion des droits de la femme.

Pour de plus amples informations : unifem.japan[at]unifem.org

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