Les parlements prennent des mesures concernant la violence contre les femmes

(Photo: UWOPA)

Le 25 novembre, l’Honorable Président Edward Ssekandi et les femmes activistes marquent le 10ème anniversaire de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. (Photo: UWOPA)

Au cours de 16 journées de mobilisation contre la violence sexiste, les parlements à travers le monde ont montré leur soutien en faveur de la campagne, en lançant un ensemble d’activités, dont beaucoup ont été planifiées et organisées spécialement pour cette période : des Etats ont adopté de nouvelles résolutions sur la protection des femmes et des filles, des représentants gouvernementaux ont rencontré des femmes activistes et des organisations sur les droits civils, des discussions sur la question ont ouvert la voie à des améliorations sur le sujet. Au cours de sessions extraordinaires, les parlements autrichiens et ougandais ont signé en faveur de l’initiative Dites NON.

Dans le cadre de la campagne du Secrétaire général des Nations Unies visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles, l’Union interparlementaire (UIP) a encouragé ses membres à participer aux 16 journées de mobilisation, du 25 novembre au 10 décembre, en mettant la question à leur ordre du jour et en établissant des rapports sur les progrès accomplis en la matière. Les activités proposées allaient de l’organisation de manifestations à la tenue de débats particuliers, en passant par l’adoption de résolutions et la réalisation d’examens nationaux. Suite à toutes ces initiatives, des mesures ont été prises à travers la planète, de l’Amérique latine au Moyen-Orient, en passant par l’Asie du Sud-Est. Deux nouvelles résolutions ont été adoptées, des membres du parlement ont participé à des ateliers et des manifestations, et de nouveaux pays ont signé en faveur de Dites NON afin de montrer leur appui.

« Les femmes sont un pilier essentiel de notre société, et apportent une contribution immense au développement économique et social de notre pays ». Lors d’une cérémonie à laquelle participaient des femmes activistes et des membres de CARE, le Président du parlement ougandais, Edward Ssekandi, a signé en faveur de Dites NON, montrant l’appui de son pays en faveur de cette question. L’Ouganda a récemment adopté un projet de loi sur la violence domestique. Dans le discours qu’il a prononcé le 10 décembre, Journée des droits de l’homme, la Présidente du parlement autrichien, Barbara Prammer, a souligné la responsabilité nationale dans la lutte pour mettre fin à la violence contre les femmes. En collaboration avec le Comité national de l’UNIFEM en Autriche, les membres du parlement ainsi que le gouvernement ont signé en faveur de Dites NON.

Soulignant qu’il était urgent que les droits fondamentaux de la femme soient assurés, le Rwanda, les Emirats arabes unis et Chypre se sont engagés à intensifier les actions visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. Chypre a présenté un Plan d’action national pour mettre fin à la violence contre les femmes, ainsi que des mesures pour mettre un terme à la traite des femmes. Une nouvelle résolution a également été adoptée par le parlement des Maldives. Le 17 novembre, le Congrès espagnol du Comité de l’égalité des députés a adopté un rapport sur l’Acte contre la violence sexiste, dans le but d’améliorer encore sa mise en œuvre dans tous les secteurs, de l’éducation à la protection judiciaire. 

La Macédoine a marqué le 10ème anniversaire de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes lors d’une session extraordinaire. Des responsables du ministère du Travail et de la Politique sociale ont rencontré des représentants de la Commission européenne (CE), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Des membres des Parlements suisse et suédois ont participé à des séminaires sur le combat contre la violence à l’égard des femmes, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) gérant les activités. Un certain nombre de motions ont été soumises au gouvernement suisse pour examen.

Au Liban, le parlement a participé à un atelier de travail sur « le projet de loi sur la protection des femmes contre la violence domestique au Liban », organisé en coopération avec le PNUD. L’atelier de travail a réuni des membres du Comité sur la modernisation du droit, des ministres, des représentants des autorités publiques, des organisations de la société civile, des journalistes, des juristes et des victimes de la violence domestique.  

Des initiatives spéciales ont également été entreprises en Afghanistan, où le Secrétariat général de la Wolesi Jirga (la Chambre des représentants) de l’Assemblée nationale d’Afghanistan a organisé une manifestation pour les Comités sur les affaires des femmes, de la société civile et des droits de l’homme des deux chambres parlementaires, sur le thème de 2009 « S’engager – Agir – Exiger : nous pouvons mettre fin à la violence contre les femmes ». Des membres du parlement et des responsables du ministère des Affaires des femmes et de la Commission indépendante sur les droits de l’homme de l’Afghanistan ont rencontré des représentants des organisations de la société civile, des activistes des droits fondamentaux de la femme, des organisations internationales, des agences de l’ONU et des associations de femmes. En Grèce et en Serbie, des responsables des parlements ont rencontré des ONG pour discuter de la violence contre les femmes.

En Andorre, des membres du parlement, des responsables du ministère de la Santé et du ministère de la Justice, des membres du Haut Conseil de la Justice et du Bureau du Procureur général, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile participant à la défense des droits fondamentaux de la femme ont pris part à une discussion sur le thème « Combattre la violence contre les femmes grâce au système de justice ».

Des efforts ont également été entrepris à un niveau international : lors d’une conférence parlementaire sur la « Migration et la violence contre les femmes en Europe » organisée à Paris les 10 et 11 décembre 2009, le français Jean-Claude Mignon a indiqué dans son grand discours d’ouverture que les immigrantes étaient plus vulnérables en raison du fait qu’elles étaient des femmes que des immigrantes, et qu’elles se trouvent souvent dans un pays dépourvu de droits juridiques. M. Mignon a souligné la responsabilité de l’Etat et de la loi pour ce qui est d’assurer un cadre pour la protection des immigrantes. La conférence, organisée conjointement par l’UPI et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a bénéficié de la participation de 80 parlementaires et experts de quelque 25 pays. Lors de sa 72ème session organisée le 17 novembre, l’Assemblée législative d’Afrique de l’est (ALAE) a adopté une résolution pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La résolution de l’Assemblée demande instamment à la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et aux Etats partenaires de prendre des mesures urgentes et concertées afin de mettre fin à la violence contre les femmes dans la région de la CAE, et en particulier dans les Etats partenaires.

Les 16 journées de mobilisation est une campagne annuelle qui se déroule entre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la Journée internationale des droits de l’homme. La campagne de 16 journées a pour but de souligner que la violence contre les femmes constitue une violation fondamentale des droits de l’homme. Le thème de 2009 « S’engager – Agir – Exiger : Nous POUVONS mettre fin à la violence contre les femmes ! » célèbre la mobilisation active qui a eu lieu au cours des deux dernières décennies, et fait office d’appel de ralliement pour nous rappeler que nous devons continuer de donner un élan aux initiatives déployées pour mettre fin à la violence sexiste.

Pour une présentation générale complète des actions de l’UIP dans le monde, veuillez cliquer ici (en anglais).

Pour consulter une liste d’actions complètes, et pour en apprendre davantage sur la campagne de 2009 de l’UIP, veuillez cliquer ici.

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