Les soldats du maintien de la paix font partager des innovations pour mettre fin à la violence sexuelle

Photo: UN Photo/Albert Gonzalez Farran

Des officiers du contingent philippin de l'Opération hybride Union africaine – Nations Unies au Darfour (UNAMID) se tiennent en formation au cours d'une cérémonie de remise de médailles organisée dans le camp géant d'El Fasher, au Soudan. (Photo: UN Photo/Albert Gonzalez Farran)

Pour la première fois, une nouvelle publication des Nations Unies met en exergue les meilleures tactiques employées par les soldats du maintien de la paix internationaux pour mettre fin à la violence sexuelle utilisée comme tactique de guerre. Lutter contre la violence sexuelle liée aux conflits — Un inventaire analytique des pratiques de maintien de la paix fait partie d’un plan d’action global destiné à améliorer les capacités des soldats du maintien de la paix à protéger les civils.

L’inventaire décrit la manière dont les soldats du maintien de la paix présents au Darfour ont par exemple créé des patrouilles pour protéger les femmes collectant le bois de feu. Les soldats du maintien de la paix en République démocratique du Congo ont mis en place des accompagnements pour aller au marché, des patrouilles de nuit et des systèmes d’alerte avancée. La publication analyse les cas où les stratégies de protection traditionnelles n’ont pas suffi à mettre fin aux viols, et explique pourquoi la présence de femmes soldats du maintien de la paix est bénéfique. Une série de recommandations montrent la voie pour mieux éviter les risques prévisibles.

S’exprimant lors du lancement de l’inventaire, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises  en période de conflit, Margot Wallström, a déclaré : « Pour que les meilleures intentions se traduisent en meilleures pratiques, les soldats du maintien de la paix doivent disposer des exemples et des informations qui les aideront à mener à bien plus efficacement leurs activités sur le terrain… Cela montre à tous que le viol n’est pas un produit dérivé inévitable de la guerre, mais un crime auquel il est possible de mettre fin pour peu que l’on mette en œuvre les compétences et la volonté nécessaires pour y répondre. »

S’exprimant au nom de l’UNIFEM, le Général de division à la retraite Patrick Cammaert, ancien Commandant de division pour l’Est de la RDC dans le cadre de la mission des Nations Unies sur place (MONUC) a indiqué : « Nous devons travailler différemment… Nous avons besoin de nouvelles méthodes d’appréciation de la situation militaire, de meilleures relations avec les civils, de davantage de femmes dans les troupes et la police, de formation sur la manière de répondre à ces actes, et de mandats sans ambigüité sur notre responsabilité en tant que soldats de maintien de la paix pour ce qui est de protéger les civils, dont les femmes et les filles. Le nouvel inventaire est une contribution significative à cette fin ».  

Financé par l’organisme d’aide du gouvernement australien (AusAID), l’inventaire est le fruit d’une collaboration entre le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (DPKO) et le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), sous les auspices du réseau interinstitutions, Campagne des Nations Unies contre la violence sexuelle en temps de conflit (Campagne des Nations Unies).

L’Inventaire analytique est disponible sur les sites Internet d’AusAID, de l’UNDPKO et de l’UNIFEM, ainsi que sur le site Internet de la Campagne des Nations Unies : www.stoprapenow.org.

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