Quatre questions à … Shakhlo Mukhammadrakhimova
Shakhlo Mukhammedrakhimova (en bas à gauche) avec les membres des équipes de taekwondo de Tadjikistan et Kazakhstan. (Photo : Rustam Usmanov/ Fédération nationale de taekwondo du Tadjikistan)
La championne du monde de taekwondo, Shakhlo Mukhammedrakhimova, 20 ans, est également une championne de la fin de la violence contre les femmes. Dans son Tadjikistan natal, elle se rend régulièrement dans les centres de crise, et elle parle à la radio et à la télévision en qualité d’ambassadrice de bonne volonté de l’UNIFEM et de porte-parole de la campagne Tous UNiS pour mettre fin à la violence contre les femmes. Lors d’une récente conférence de presse à Almaty, organisée à la fin du 5ème championnat asiatique de taekwondo, elle s’est jointe aux fédérations de taekwondo du Kazakhstan et du Tadjikistan pour demander urgemment à leurs membres de soutenir la campagne. La fédération du Kazakhstan a récemment rejoint la campagne, la fédération du Tadjikistan y participant quant à elle depuis 2009, y compris grâce à des mesures visant à éduquer les membres de l’armée et à promouvoir la prise de conscience sur ce problème par le biais d’un festival des arts martiaux.
Lors d’un bref entretien à Almaty, Mukhammedrakhimova nous a fait part de son point de vue :
Le problème de la violence atteint-il des proportions graves au Tadjikistan ?
A mon avis, la violence y est généralisée. Je ne veux pas que mes amies, mes sœurs et les femmes du Tadjikistan en général soient confrontées à un tel problème.
Pourquoi vous êtes-vous jointe à la campagne Tous UNiS ?
J’ai volontairement répondu à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies afin de contribuer à résoudre ce problème. Ce n’est qu’ensemble que nous serons en mesure d’éliminer la violence.
De quelle manière le sport, et notamment le taekwondo, peuvent-ils contribuer à mettre fin à la violence contre les femmes ?
Les sports peuvent participer à lutter contre la violence. Le sport permet de donner aux femmes confiance en elles-mêmes. Si nécessaire, il leur permet d’être en mesure de se défendre elles-mêmes et de prendre les bonnes décisions.
Quel souhait exprimez-vous pour les filles et les femmes qui sont victimes de violences ?
Je souhaiterais leur demander de ne pas baisser les bras, de rester courageuses, de ne pas être silencieuses ! Elles doivent contacter les autorités qui traitent de ces questions, et devenir des participantes actives de la campagne Tous UNiS.


