Amérique latine : rendre les villes plus sûres

La violence est aujourd’hui l’une des cinq principales causes de décès en Amérique latine. Si les jeunes hommes demeurent les principales victimes de la violence des rues, les femmes vivent dans la peur perpétuelle du viol, du meurtre, du kidnapping ou du harcèlement sexuel dans de trop nombreux espaces publics. De nombreuses villes ont pris du retard pour ce qui est d’assurer les mesures de sécurité de base, telles que des rues bien éclairées et des services de police suffisants.

A Rosario, en Argentine, et à Lima, au Pérou, les organisations CISCSA et Flora Tristan ont mis à profit un don du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour tester des moyens de rendre les villes plus sûres pour les femmes. Elles ont appuyé les groupes de femmes locaux pour informer les urbanistes et les médias sur les questions auxquelles les femmes sont confrontées. Suite à ces initiatives, la ville de Rosario a décidé de réviser les projets municipaux afin d’y inclure des mesures visant à réduire la violence, telles que l’installation d’abris-bus permettant aux passagers d’avoir une visibilité claire des alentours. A Lima, les responsables municipaux sont également passés immédiatement à l’action en améliorant l’éclairage des rues et des parcs, et en délimitant les terrains vagues par des clôtures.

 Dans le cadre de cette initiative, le CISCSA a élaboré un guide pour une planification municipale tenant compte des sexospécificités, intitulé Outils pour la promotion de villes sûres d’un point de vue tenant compte des sexospécificités. Le projet original a été élargi pour devenir un programme-phare de l’UNIFEM au niveau mondial.

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