La Thématique

La violence à l’égard des femmes

La violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues. Celle-ci comprend à la fois les violences physiques, les abus sexuels, les violences psychologiques et les abus économiques, et elle touche tous les âges, races, cultures, niveaux de richesse et territoires géographiques. La violence à l’égard des femmes a lieu à la maison, dans la rue, à l’école, sur le lieu de travail, dans les champs cultivés, les camps de réfugiés, pendant les conflits et les crises. Ses manifestations sont nombreuses, depuis les formes les plus universellement répandues de violence domestique et sexuelle jusqu’à des pratiques dangereuses, l’abus pendant la grossesse, les crimes prétendument d’honneur et autres types de fémicides.

Sur la base des données de pays disponibles, jusqu’à 70% des femmes subissent des violences physiques et sexuelles dus à des hommes au cours de leur existence. Une étude réalisée par l’Organisation mondiale de la santé sur 24.000 femmes de 10 pays montre que la fréquence des violences physiques et/ou sexuelles commises par un partenaire varie de 15% dans le Japon urbain à 71% en Ethiopie rurale, la plupart des régions se situant dans une fourchette de 30 à 60%.

La violence contre les femmes et les filles a des conséquences de grande portée et particulièrement nocives pour les familles et les communautés. La violence sexiste ne viole pas seulement les droits de l’homme, elle entrave aussi la productivité, réduit le capital humain et sape la croissance économique.

Les pays ont accompli certains progrès pour ce qui est de faire face à la violence contre les femmes et les filles. Selon l’Étude approfondie de toutes les formes de violence à l’égard des femmes réalisée par le Secrétaire général des Nations Unies en 2006, 89 pays ont fait passer des lois sur la violence domestique, et un nombre croissant de pays ont institué des plans nationaux d’action. Le viol conjugal est un délit passible de poursuites judiciaires dans au moins 104 Etats, et 90 pays ont des lois sur le harcèlement sexuel. Des lacunes subsistent encore toutefois dans un nombre trop important de pays.

En 2008, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a lancé sa campagne Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes en vue de susciter l’attention internationale au plus haut niveau sur la question. Dites NON – Tous UNiS vise à appuyer la mobilisation sociale pour susciter des actions et promouvoir la responsabilité, en vue de contribuer à la campagne Tous UNiS.

Le saviez-vous?

  • Sur la base des données de pays disponibles, jusqu’à 70% des femmes subissent des violences physiques et sexuelles dus à des hommes au cours de leur existence.
  • Le viol et la violence domestique constituent des risques plus importants pour les femmes entre 15 et 44 ans que le cancer, les accidents de la route ou le paludisme.
  • La violence contre les femmes est devenue une arme de guerre. Au Rwanda, jusqu’à un demi-million de femmes ont été violées pendant le génocide de 1994.
  • 140 millions de femmes et de filles vivant à l’heure actuelle ont subi des mutilations génitales.
  • On estime que 5.000 femmes sont victimes des prétendus « crimes d’honneur » chaque année.
  • Les coûts économiques de la violence contre les femmes sont considérables. Aux Etats-Unis, le coût des soins médicaux et des pertes de productivité dus à la violence exercée par un partenaire intime a dépassé les 5,8 milliards de dollars E.U. par an.
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